Le seul et unique bonheur de l'homme est dans l'amour. Mais il est privé
de ce bien, lorsqu'au lieu de développer en lui l'amour, il augmente et
encourage les exigences de son corps.
I.--_Tout le superflu dont jouit le corps est nuisible, tant au corps
qu'à l'âme._
1
Il ne faut satisfaire les besoins du corps que dans les limites du
nécessaire. Imaginer de nouveaux plaisirs pour le corps, c'est vivre à
rebours, c'est-à-dire mettre l'âme au service du corps, au lieu du corps
au service de l'âme.
2
Moins on a de besoins, plus la vie est heureuse; c'est là une ancienne
vérité qui est loin d'être acceptée par tout le monde.
3
Plus tu t'habitues au luxe, plus tu te soumets à la servitude; car plus
tu auras de besoins, plus tu limiteras ta liberté. La liberté absolue
consiste à n'avoir besoin de rien, et celle plus limitée est de n'avoir
besoin que de peu.